Comme je le disais il y a peu dans mon post "Tout laisser tomber...", l’année 2008 sera pour moi un grand périple à travers la France et ses DOM-TOM. C’est pourquoi en ce dimanche 6 janvier, je prends le train pour Limoges, ma première étape. Arrivée à la gare des Bénédictins vers 23h. Il fait nuit et froid. Je sors de la gare, pour découvrir qu’il pleut, et qu’il fait toujours nuit. En plus de ça, il n’y a personne. Serais-je arrivé dans une ville fantôme ?

C’est après avoir réalisé que j’avais loupé le dernier bus en direction de mon hôtel que j’ai pu trouver un être humain vivant dans cette ville. Un chauffeur de taxi qui m’emmena directement. Je ne vis personne d’autre sur le chemin. Nous avons croisé une seule voiture. Tout est fermé. Cette ville est morte. Arrivé à l’hôtel, une dame me reçoit. Je suis au troisième étage, bientôt arrivé ! J’ai tenté de ressortir de l’hôtel pour trouver un endroit où manger quelque chose, ne serait-ce qu’un sandwich. Je n’étais pas loin du centre parait-il. Et même si je ne connaissais pas encore le quartier, je pense pouvoir affirmer que l’on ne trouve rien d’ouvert dans Limoges le dimanche à 23h !

Le lendemain, j’arrive sans encombres à SUPINFO Limoges, qui est à 5 minutes de mon hôtel. Une voix enrouée et légèrement efféminé me répond de suite :
- "Ouiiii ?"
- "Bonjour, c’est le formateur Oracle."
- "Ok, je t’ouvre !"

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Jonathan est le roi

C’était un étudiant, Arnaud, qui voulait faire le malin avec l’interphone. Mais ce sera aussi celui avec qui j’aurais le premier contact dans cette école. Il n’a pas l’air méchant. C’est aussi celui avec qui j’en aurais le plus dans la semaine et celui avec qui j’en ai le plus encore aujourd’hui.

C’est dans un brouhaha d’enfer que je retrouve mes étudiants. On m’avait dit qu’ils étaient douze. En fait, ils doivent être au moins cinquante. Et encore, il n’est pas l’heure, il n’est que 8h40. Finalement, je réalise qu’ils étaient bien douze. Mais douze très bruyants, ça ne va pas être de la tarte. Et c’est ainsi que je découvre ma "bande de moules" qui est très bruyante mais adorable ! Accompagnés de leur Directrice Régional, Bérengère, c’était une équipe très sympathique.

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Arnaud sur la glace

Pas trop d’embûches sur les cours, même si on avance doucement. Une super soirée à la patinoire le mardi avec certains étudiants de cette classe m’a permis de monter quelques "dossiers" sur les gens. Entre Boris qui a peur des radars sur la glace, Arnaud qui n’arrive pas à tomber et Jérémy qui confond la glace avec une piste de danse, il y avait bien de quoi rire.

Ca m’a aussi conforté dans mon idée que Limoges est une ville morte. Nous sommes sortis à 23h de la patinoire et... impossible de trouver un bar ouvert ! C’est après avoir fait le tour du centre que nous avons finalement trouvé. Fin de soirée hilarante.

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Jonathan parle trop

Même le mercredi, je n’ai pas eu le temps de m’ennuyer. J’ai passé la journée avec plusieurs étudiants à l’école. La semaine continue. Jonathan se retrouve scotché à sa chaise dès le début du cours, Boris arrive à l’heure le matin après avoir perdu 10cm de cheveux (moins de frottements quand il arrive en vélo),... Le jeudi soir, je mange chez Arnaud. Ce mec, il est énorme ! C’est un peu déjà mon petit frère. Sa vie, sa copine... ses conneries ! Rejoins par Ludovic et Florian, encore une super soirée. Mais ces petits jeunes sont fatigués et ont besoin de dormir pour leur TP du lendemain.

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Bérengère et sa... grenadine ?

Le dernier jour commence, beaucoup de délires, des croissants et chocolatines pour tout le monde à 11h et plan foireux à la FNAC à 14h. Et arrive l’heure fatidique du départ. Arnaud m’accompagne à la gare. Je n’ai pas envie de retourner sur Bordeaux, de reprendre McDo, etc... Promesse de revenir rapidement les voir. Cependant, je vais pouvoir passer une semaine en compagnie des étudiants bordelais, ils me manquaient eux aussi !