Deuxième étape de mon grand voyage pour donner cours à des étudiants de plusieurs sites SUPINFO : La Réunion. Je vais prendre l’avion pour la première fois ! Et puis, je ne fais pas les choses qu’à moitié puisque je passe près de 12h dans les airs. Je pars donc le samedi 19 janvier à 18h de l’aéroport de Bordeaux (nom de code : BOD). Une grande première, je suis impatient. A 17h, ma valise est déjà partie dans les méandres de l’aéroport, va-t-elle atteindre mon avion ? Va-t-elle arriver sur une autre île ?

A 17h30, c’est l’embarquement qui commence. Après avoir enlevé la moitié des fringues que j’avais sur moi (blouson, pull, ceinture), vidé les poches (clés, téléphone, papiers), sorti mon ordinateur de son sac et avoir mis tout ça sur le tapis pour les faire passer aux rayons X, je peux entrer dans la salle d’attente, avec une petite fouille corporelle toutefois. Ca ne rigole pas de prendre l’avion !

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Au-dessus des nuages bordelais

Après avoir subi mon troisième et dernier contrôle des billets et de mes papiers d’identité, me voila sur la passerelle. Ca me fait bizarre de me dire que je monte dans un avion (un Airbus A320). C’est étroit là-dedans. Et vient enfin le décollage ! On traverse tout l’aéroport à vitesse lente, quelques virages tranquilles, puis un dernier virage. A peine terminé ce virage, une puissante accélération : nous étions sur la piste de décollage. Nous commençons à monter, de plus en plus haut, on traverse les nuages. Un petit virage dans les airs, impressionnant d’être dans un avion qui tourne ! Et finalement, on se stabilise au-dessus de ce doux duvet blanc. On aurait envie de courir dessus !

Durant le vol, les hôtesses de l’air nous font une petite danse, super synchro avec la voix d’une des leurs, afin de nous indiquer les mesures de sécurité, les issues de secours, les emplacements des masques à oxygène, des gilets de sauvetage,... Je me suis retenu d’éclater de rire ! Une heure de vol jusqu’à Paris, ça passe très vite : j’ai même pas eu le temps de lire le journal que j’avais eu à l’entrée !

Et l’heure de l’atterrissage arrive. Lorsque l’avion amorce sa descente, c’est comme dans les montagnes russes, on a tout qui se soulève, particulièrement l’estomac. Mais c’est une sensation énorme ! Arrivés à terre, nous devons encore patienter avant de pouvoir descendre de l’avion. Nous sommes à Paris-Orly (nom de code : ORY). Cet aéroport est immense, et nous avons un peu de mal à retrouver le hall de départ (j’ai été rejoint à Paris !). Un peu de temps libre pour manger un morceau avant le départ, puis l’heure approche. Et là, une longue queue m’attend pour embarquer dans le second avion (un Boeing 777) qui m’emmènera, sans escale et 10h45 plus tard, sur l’île de La Réunion.

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Après les formalités de contrôle de titre, de papiers d’identité (quatre contrôles), avoir à nouveau déballé toutes mes affaires une nouvelle fois, je suis dans la salle d’attente. Pas mal de monde. J’avais trois places pour moi tout seul dans l’avion d’avant, ça ne sera pas le cas dans celui-là. Un panneau d’affichage nous indique une capacité de 562 places, 9700 km à parcourir. J’apprendrais plus tard dans l’avion que nous volions à plus de 10 000 mètres d’altitude et que nous approchions les 970km/h au sol.

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Nouvelle rampe d’accès. Cette fois-ci, il y en a même trois en fonction des places de chacun. La mienne : 50-L, je sens, à raison, que je vais me retrouver au fond. Et c’est le cas ! Il devait y avoir 60 rangs dans cet avion donc j’étais presque au bout. Il me fallu une vingtaine de minutes pour réussir à atteindre le bout de l’avion. Les allées ne sont pas larges, les gens s’installent au fur et à mesure, il est dur d’avancer plus vite. Je suis encore contre le hublot, comme je l’avais demandé. Je vais pouvoir voir le décollage, le paysage (quand il fera jour) et l’atterrissage. Il nous a fallu longtemps avant que l’avion ne parte, pareil, il a fallu traverser tout l’aéroport. Cette sensation de voler est super agréable. Dans cet avion, nous avons tous un écran devant nous, encastré dans le siège de devant. Cependant, j’ai préféré regarder les hôtesses de l’air nous refaire leur chorégraphie, plutôt que de regarder la vidéo qui montrait la même chose schématiquement.

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Les nuages et l’Océan Indien

J’ai dormi quasiment tout le long de ce vol de nuit, en me réveillant quand mon voisin me prévenait pour le repas qui approchait, ou pour le petit déjeuner. Jusqu’à 6h30 où les premières annonces eurent lieu. Nous traversions diverses précipitations pendant lesquelles nous devions attacher nos ceintures. J’ai cru que mon thé n’allait jamais survivre (ou alors sur mon t-shirt). Plusieurs fois l’avion fut secoué, ça réveille !

Finalement, on arrivera en retard à l’aéroport Roland Garros de La Réunion (nom de code : RUN). Après un dernier virage dans les airs, un gros choc secoue une nouvelle fois l’avion, l’atterrissage n’a pas dû être super bien réussi... Après avoir une nouvelle fois traversé tout l’aéroport, on doit attendre avant de descendre de l’avion, que je vais devoir retraverser dans l’autre sens. C’est une demie heure plus tard que je retrouve tout de même ma valise, arrivée elle aussi à bon port, Dimitri (directeur régional SUPINFO Océan Indien) et Florent (SCT Cisco). On récupère la Supinfomobile (une petite Clio blanche comme le quart des voitures de cette île !) et direction l’hôtel, à environ une heure de route. Les routes à La Réunion sont sinueuses, montent, descendent, tournent, virent, s’élargissent, se rétrécissent... Arrivés à l’hôtel, La Fournaise à Ste-Rose, nous pouvons enfin nous changer. Nous sommes passés de 7°C à Paris à 30°C à La Réunion, j’étais en nage. Après un peu de rangement, direction la piscine de l’hôtel.

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Mon lit : 2,20 m
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Ma chambre
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Depuis ma fenêtre
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Encore ma fenêtre

Cette journée là, c’était mon anniversaire, mes 20 ans. J’étais coupé du monde, loin de tout, pas de téléphone, pas (encore) Internet. Et pourtant cette journée restera marquée longtemps ! Mon premier trajet en avion (mes fesses, mon dos et mes jambes ont eu du mal à s’en remettre ^^), un voyage à La Réunion, et mon premier anniversaire de 21h (décalage horaire de 3h avec la France).

Maintenant, outre le fait que je sois bien sur cette île, il me tarde de reprendre l’avion ! Il va falloir que j’envisage de changer mes billets de train en billets d’avion !