Les vacances viennent à peine de commencer pour la plupart. Tous les cours sont rangés, les sacs jetés dans un coin dans l’attente, dans une douzaine de jours, que l’on s’affole pour se remettre en marche, que l’on fasse tout le travail que nous avions à faire et pour lequel nous avions quinze jours complets !

Personnellement, je n’ai pas à me plaindre. Je ne suis pas encore en vacances, il me reste une semaine à faire à McDonald’s avant. Je vais essayer d’en profiter pour faire la majeure partie de mon travail pour l’école. Des TP à corriger, des sujets de projets à finir de rédiger, des cours à préparer, des étudiants à coacher,... Tout cela ne me ferait pas peur si seulement... Je dirais même que j’aime ça. Que j’aimerais y consacrer mon temps. La formation à SUPINFO, c’est une aventure toute particulière qui change tous les jours, qui a ses avantages, ses inconvénients.

Là se pose un problème. J’ai deux plans en tête... Soit je commence par vous parler du "si seulement...", soit je continue sur mon expérience de formateur et étudiant à SUPINFO...

Je vais commencer par les bons côtés de ma vie. Peut-être ainsi que, le temps que j’écrive cette première partie, la mauvaise humeur concernant la deuxième sera oubliée. Nan, je ne me voile pas...

Cette semaine, cette dernière semaine de cours, où j’ai donné cours toute la semaine (hormis mercredi où, la santé aidant, j’ai dû me faire remplacer). J’ai eu les étudiants de première année pendant quatre jours. Quatre jours à leur transmettre un savoir sur les bases de données. Je les avais déjà eus en cours il y a deux semaines. Ces étudiants-là sont géniaux. Ce fut un vrai plaisir de leur donner cours jusqu’à mardi d’une part. Mercredi soir, soirée d’intégration de SUPINFO Aquitaine. Etat de santé plutôt stable, je tente l’aventure. Trois heures entières avec un bowling réservé aux étudiants de l’école. Comme par hasard, il n’y a que les nouveaux étudiants, qu’ils soient de première ou de troisième année (la majorité... les étudiants de deuxième, quatrième et cinquième année faisaient réellement défaut), ce sont ceux qui ont intégré SUPINFO cette année qui étaient là. J’ai à peine pu finir ma première partie de bowling. Tout le reste du temps, j’étais avec les autres étudiants en train de discuter, rigoler, rencontrer...

J’ai adoré ce moment car, d’après ce que disaient certains de ces étudiants, qui pour les troisième année sont dans ma promo, ça permettait de casser le mur qui s’était inévitablement bâti entre le formateur et les étudiants. Pareil avec les première année. J’ai pu rencontrer plein de gens et réaliser à quel point ils étaient géniaux. La soirée s’est terminée à la Victoire, malheureusement trop dispersés... Pierrot, Jul’, Seb, Fabien, vous êtes géniaux ! :-)

Le lendemain, le jeudi, dur de se lever pour donner cours. Mais, magie, quasiment tous les étudiants étaient là. Un peu endormis, certes, mais présents. Et là, deux jours ont commencé d’une toute autre manière. Vas-y que je te déconnecte les vidéo-projecteurs, que je te passe des photos du formateur (même des vidéos !) ou tout un tas de choses que tout le monde pouvait voir. Ca a eu le mérite de les réveiller, et ça ne les a pas empêché de suivre le cours. De trop bons moments avec cette classe ! Et les conversations MSN pendant le cours... Je sais, je ne devrais pas faire la promotion de ce genre de choses, mais on a trop rigolé quand même. Désolé Fabien (encore un autre ^^), désolé Amaury, je vous ai un peu cassés, mais vous le valez bien... :-) Qui aime bien, châtie bien !

Bref, les PS1, ils sont géniaux ! Les IS1, ils sont géniaux aussi ! Malheureusement, j’ai terminé de donner cours maintenant à ces deux promos et en plus, je ne les reverrais pas beaucoup pour l’instant à cause de tous mes voyages pour donner cours ailleurs qu’à Bordeaux.

A contrario, une autre partie de ma vie se déroule dans un monde complètement différent. Un monde quasiment hostile, et qui semble empirer de jour en jour. Cet autre monde, c’est McDonald’s. Un monde où de jour en jour l’ambiance se dégrade. Les gens sont de plus en plus odieux et irrespectueux. Que ça soit les équipiers entre eux, les managers entre eux, ou les équipiers avec les managers. Les équipiers n’ont plus envie de travailler, les managers n’ont pas envie de communiquer efficacement. Ils ont juste envie de se tirer dans les pattes. Plus ça va, moins j’ai envie d’y aller, j’y vais à reculons ! Plus on essaie de construire des choses, plus les autres les détruisent. C’est démoralisant ! C’est ça que je vais laisser tomber : McDonald’s... Je me mets en mode "quête de sousous" dès maintenant pour abandonner McDonald’s avant la fin du premier trimestre 2008 !